Une quinzaine de pays disposent d’une industrie aéronautique de poids : Etats-Unis, Canada, Brésil, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Russie, Ukraine, Israël, Chine, Japon. Pour le spatial, seuls les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Chine et le Japon possèdent une industrie conséquente.

Cette industrie nécessite de lourds investissements en R&D et un personnel hautement qualifié et fabrique en petites séries des produits complexes aux impératifs de performance et de sécurité élevés :

  • les avions civils sont produits à quelques centaines ou milliers d’exemplaires sur leur durée de vie ;
  • les lanceurs spatiaux sont fabriqués à quelques dizaines d’exemplaires ;
  • les satellites sont souvent fabriqués à l’unité ;
  • seuls les équipements (moteurs, trains d’atterrissage, inverseurs de poussée, systèmes électroniques) relèvent de plus grandes séries.

La production est donc peu automatisable et au-delà d’un effet d’expérience certain, les économies d’échelles sont limitées : atteindre le point mort couvrant les coûts de R&D nécessite environ 10 ans de production : un échec commercial ou la chute des budgets militaires peuvent avoir des conséquences catastrophiques.

Pour la construction aéronautique, quatre métiers principaux coopèrent :

  • les constructeurs d’avions ;
  • les constructeurs d’hélicoptères ;
  • les motoristes qui fabriquent les groupes motopropulseurs qui représentent à eux seuls 30 % du prix d’un avion civil : turboréacteurs, turbopropulseurs, hélices ;
  • les équipementiers qui fabriquent les autres sous-ensembles : aéro-structures, gouvernes, nacelles moteur, trains d’atterrissages, systèmes (électronique de vol, hydraulique, électricité, pressurisation).

Avec de nombreuses technologies duales et des synergies industrielles significatives, les industries aérospatiales civile et militaire sont proches. Ce sont également des industries de pointe dont les technologies diffusent ensuite dans d’autres secteurs. De ce fait, les États s’impliquent dans leur financement – en particulier pour la R&D ou l’outil de production – sous forme de capital, de prêts, d’avances remboursables ou de programmes militaires. En Europe, en 2002, les fonds publics finançaient 44 % de la R&D aéronautique (62 % pour l’aéronautique militaire), en y incluant les instituts scientifiques dédiés, comme l’ONERA en France ou le JPL aux Etats-Unis. Les options d’achat des clients constituent une autre source importante de financement.

Etude de cas

Analyse fonctionnelle des installations d'essais sol

Offre : Innovation et développement

CONTEXTE ET OBJECTIFS

  • Au sein des équipes en charge des moyens d’essai sol – bancs d’essai, simulateurs, « iron bird »… – réparties sur plusieurs sites, Airbus souhaite créer une communauté d’expertise partageant un langage fonctionnel commun afin de favoriser la cohérence et dégager des synergies
  • Pour ce faire, Airbus souhaite créer un référentiel commun des installations d’essai au sol

DÉMARCHE

  • Sensibilisation aux méthodes d’analyse fonctionnelle
  • Analyse fonctionnelle des installations d’essai sols
  • Planification de cinq workshops sur un mois à Toulouse et Hambourg.

RÉSULTATS

  • Identification des fonctions principales (2 PFs) et des fonctions contraintes (CFs) couvrant le cycle de vie de l’installation (de sa configuration à l’exécution de l’essai)
  • Liste des fonctions techniques associées aux PFs et CFs et des solutions correspondantes
  • Accord sur les définitions essentielles relatives aux équipements d’essai sol